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Le Grand Tétras en Suisse : Trésor des Montagnes Helvétiques
Publié le 21 Nov, 2022
Dans la catégorie : Les animaux sauvages

Sauvegarde, Observation et Histoire de cet Oiseau Emblématique des Alpes Suisses

Le Grand Tétras, surnommé le Grand Coq de Bruyère, appartient à la famille des Phasianidae et, autrefois, aux Tetraonidae. En Suisse, sa population est alarmante, avec seulement environ 450 couples, en constante réduction. Cette espèce est prioritaire et figure sur la liste rouge.

Ce majestueux gallinacé habite nos forêts jurassiennes à plus de 1000 mètres d’altitude. Son régime alimentaire se compose principalement de myrtilles, de bourgeons, d’aiguilles de pins et parfois d’insectes. Les mâles, impressionnants, peuvent atteindre jusqu’à 5 kg.

Beaucoup d’entre nous rêvent de l’observer un jour. Cependant, malgré ses couleurs éclatantes, il reste discret et farouche, perché sur une branche ou au sol. Habituellement, quand on le repère, il prend son envol, déployant ses ailes sombres, échappant à notre vue.

Observation


Le Grand Tétras se trouve principalement dans les régions montagneuses de la Suisse, notamment dans les Alpes et le Jura. Ces oiseaux majestueux préfèrent les zones forestières situées à des altitudes élevées, généralement au-dessus de 1000 mètres. Vous avez de bonnes chances de les apercevoir dans les forêts de conifères,

Le meilleur moment pour observer le Grand Tétras est pendant les parades nuptiales. C’est sur des places de chant que ces majestueux oiseaux se mettent en scène et rivalisent entre mâles. Toutefois, il est impératif de minimiser toute perturbation pendant cette période cruciale pour le maintien de cette espèce déjà sérieusement impactée par les activités humaines.

En Suisse, il est important de noter que la plupart du temps, pour préserver cette espèce, les places de parade sont interdites au public. Lors des parades, les mâles déploient tout leur charme pour séduire les femelles. On peut y observer des danses fascinantes et y entendre un concert de chants. C’est un spectacle extraordinaire ! Ceci nous permet de mieux comprendre la complexité de leur comportement et leur rôle dans la reproduction.

Il est essentiel de respecter leur tranquillité et de maintenir une distance de sécurité pour ne pas les perturber. Chaque observation responsable contribue à la préservation de cette espèce emblématique. Leur survie dépend de notre engagement à minimiser notre impact sur son habitat naturel.

Le coq fou

Par contre, il n’est plus rare d’entendre des témoignages étranges provenant de personnes faisant de la randonnée à pied, en raquette ou en skis de fond. En effet, certains coqs seraient devenu très peu farouche envers les humains et seraient même passé à l’attaque ! Une vidéo a d’ailleurs fait le buzz sur les réseaux sociaux à ce sujet. On appelle ces Grands Tétras des Coq Fous !

J’avais pensé moi même qu’il s’agissait de cas isolés jusqu’à ce que je tombe sur un de ces spécimens lors d’une de mes sorties à la recherche de cet oiseau mythique et surtout magnifique.

Certains auront tendance à dire qu’il s’agirait d’une simple pathologie ou mutation génétique, d’autres pense plutôt à un problème du au dérangement humains, randonneurs, photographes animaliers, ornithologues, exploitation forestière, raquettes, ski de fonds, VTT etc… Cette deuxième version paraît tout de même beaucoup plus plausible bien que l’on retrouve quand même des individus présentant le même trouble du comportement dans des pays là ou l’espèce y vit en toute tranquillité…

La population à diminué significativement en 40 ans en passant de 1100 à environ 450 coqs aujourd’hui. Le fait d’avoir dégradé leurs habitats naturels fait que les mâles n’ont plus autant la possibilité de se mesurer entre eux sur les places de parade. L’excès de testostérone peut alors se reporter sur tout ce qui passe dans leur territoire. Alors attention car certains coqs deviennent très agressifs et peuvent le rester toute l’année.

Pour les photographes ou les observateurs passionnés, l’idée d’approcher un coq fou peut paraître comme une bonne idée, mais après tout, ne s’agirait-il quand même d’un dérangement ? Sans compter que cela pourrait également déboucher sur une confrontation directe avec l’animal, avec des blessures potentielles d’un côté comme de l’autre.

Libre à chacun de faire comme il le souhaite en toute connaissance de cause. La nature appartient à tout le monde, il suffit juste de la respecter 😉

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